To my human

Freezing in the wild, I am a lonely cat
Walking in the snow ! I may be slow,
But Summer over my head, I walk straight ahead…
I am a lonely cat.

I am just a generic cat!
Your kind hand,
Your sweet voice calling for my heart 
Are dreams in the cold, diamond into the fresh morning air.
I am just a stray cat!
Hidden behind your screen, I can’t see your face,
I am a lonely cat who just sees the flakes.
In the snow, I am just a common cat,
A leaf on a tree in a deep forest
Who cares for the stars.
Un chat qui marche dans la neige

Mon bien-aimé

Comme des feuillets de tendresse, tes messages murmurent à mon oreille ce que seul le vent a le droit d’entendre. Ce sont, chaque jour, des plumes toutes douces qui caressent mon âme et te rendent présent, près de moi. J’aime être dans ce hors-temps où ces instants n’appartiennent qu’à nous.
Lovée dans la chaleur de ta voix, comme une enfant sur son doudou, je reste captive de tes mots dont la douceur me donne le sentiment d’être profondément aimée, choyée. Ils sont ma force et ma faiblesse ; ils sont un peu de toi qui brille en moi. Mon cœur t’attend.

Pont d'Oléron

À toi "l'inconnue"

À toi qui as déjà pris ton envol, je voudrais t’adresser ce message d’amour.
Le jour de notre rencontre, tu étais pour moi une parfaite inconnue au corps nanifié, clouée sur ton fauteuil électrique. Ce jour-là, qui aurait pu être semblable à tous ceux dont le souvenir n’a laissé aucune trace, il demeure gravé dans mon âme comme une vidéo en couleur que je peux remettre à volonté de façon instantanée.
Tu es entrée dans l’ascenseur alors que, déjà présent, je me reculais vers le fond, comme chacun, pour te faire de la place.
En pleine vigueur, l’existence m’offrait tout et pourtant à l’heure de notre rencontre, j’étais las et triste.
Je t’ai regardée pénétrer dans l’ascenseur ; tu manœuvrais de ta main à peine valide la manette de ton “scooter” électrique avec dextérité, mais ce qui m’a le plus frappé, c’est ton sourire !
Une fois les portes refermées, tu as relevé la tête et nos regards se sont croisés. Ton corps était difforme, mais ton regard… Oh ! Quelle beauté dans ton regard ! Tes yeux couleur d’azur n’étaient pas beaux, ils étaient magnifiques, lumineux ! Emplis de la beauté de ton âme, ils rayonnaient tant, qu’ils transmettaient de l’amour.
Tu as touché mon âme par ton appréciation de la vie à chaque instant, même si pour toi, toute marche en avant était une course d’obstacles.
Nos regards, nos sourires ont conversé pendant quelques secondes et, juste avant que les portes une fois encore ne se referment, te laissant cette fois à destination, notre muette conversation s’est poursuivie laissant en mon âme cet amour universel lumineux qui faisait partie intégrante de ton vocabulaire.
Merci ! Merci à toi inconnue que je n’ai plus revue ! Je sais maintenant que, où que tu sois, tu ne doutes plus du pouvoir rayonnant de ta beauté intérieure. Pour ma part, je sais que les anges n’ont pas forcément des ailes.
Merci à toi !

À toi, lutin d'un autre monde

Quand mon esprit se tourne vers ta patrie, ton sourire et ta bonne humeur illuminent mes pensées. Je revois ton visage, le geste instinctif qui te faisait mille fois remonter tes lunettes sur ton nez, ta petite taille, ton regard vif, ton visage boudeur d’enfant qui n’obtient pas ce qu’il veut, ta joie communicative, ton esprit créatif et ton cœur chancelant au mont Gerbier-de-Jonc. Mais ce qui reste inscrit sur l’album de mes plus beaux souvenirs, ce sont ces fous rires partagés qui coloraient nos journées de détente, et ta générosité qui n’avait pas de limite pour ceux que tu aimais. Nos chemins étaient différents, nos avenirs l’étaient aussi. Comme un malade qui repousse les meilleurs mets, je n’étais plus que l’ombre de moi-même et ne pouvait plus te répondre alors que je savais ton être blessé par le double départ que tu redoutais tant.
Nos cieux se sont éloignés, ainsi j’ai pansé mes blessures sans savoir comment tu avais soulagé les tiennes… Mon cœur ne t’a pas oubliée. Il t’a réservé une place où tu dors sereinement. j’espère simplement qu’aujourd’hui, quelque part dans le monde, ton rire spontané s’égrène encore et que ton cœur a trouvé la paix et l’amour qu’il cherchait.

Effet lunaire

Mon bien-aimé

Que peut-on inventer, tracer sur le tableau de nos jours afin que chaque heure soit différente, plénitude et bonheur ?
Pour toi, aujourd’hui, je dessine un soleil, une chaleur réconfortante, enveloppante, calme, irisée de l’aura des plantes, des fleurs au charme toujours renouvelé, de la verdure qui nous protège. Je peins l’azur intense qui chaque matin et chaque soir nous offre un spectacle changeant, rayonnant, coloré, éblouissant et pénétrant. Les hirondelles virevoltantes dans le ciel décrivent sur la toile un ballet tout en agilité, en finesse, tandis que les palombes rappellent au monde qu’il est doux d’aimer.
Ton regard sait deviner l’invisible sur le canevas encore tout humide de ce jour en demi-sommeil et ton cœur peut y lire tout l’amour que j’ai pour toi.
Nous sommes un et notre union se nomme, respect, liberté, confiance. Notre amour inconditionnel mutuel nourrit notre flamme intérieure et nous permet de voyager dans le monde du silence en toute sécurité ; ainsi nous pouvons offrir notre éclat au monde.

Ma bien-aimée

Pourquoi, ange de mes jours, as-tu traversé mon chemin ?
Depuis notre rencontre je ne suis plus en repos. À toute heure, mon être sursaute et demande comment tu vas.
Je te regarde sourire, je me réinvente pour toi et je suis heureux !

Mon bien-aimé

Le soleil sur la flore printanière fait chanter la gente ailée et, heureuse de liberté et de l’abondance que la nature lui offre, elle s’enivre de vie. Ainsi décrit, le printemps m’habite lorsque je pense à toi.
Ton sourire, tes fables, ta douceur et ta générosité ont conquis mon âme ; je ne suis plus la même.
Ta voix, un mot de toi bouleverse mon intérieur et sans te voir, mon cœur dessine ton visage.
Qu’importe nos rivages, l’Océan rythme nos messages.

Ma bien-aimée

Je voudrais être le rayon de lune qui caresse tes cheveux, le vent qui te vole des baisers et le soleil qui réchauffe ton âme.
Cependant, aussi près de toi que je puisse être, rien ne peut mieux nous rapprocher que nos regards intérieurs vibrant d’un même concert.

Mon bien-aimé

Comment calmer ton âme impatiente ?
Un instant, rappelle-toi  : “L’essentiel dans la vie n’est pas le but, mais le chemin.”
Sur la plage encore baignée de soleil, emplis ton regard d’azur ! Ces immensités immuables nous parlent de plénitude, d’infinis…
Si ton regard s’y noie avec gratitude, sache alors que je serai près de toi, mon âme transportée vers ton horizon.

Ma bien-aimée

« Que faut-il faire ? » dit le Petit Prince.
« Il faut être très patient » répondit le renard.
« Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe …
Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près.»

Antoine de Saint-Exupéry

Mon bien-aimé

Ami fidèle, savoure le temps, ici et maintenant !
Le rêve s’est estompé pour accueillir un jour nouveau. C’est une belle page blanche où ta plume reconnaissante saura voir et apprécier les couleurs du printemps sous les nuages qui en grisent l’éclat.
Le ciel est à nouveau habité. Sous mes latitudes, à coeur joie, les hirondelles sillonnent l’azur alors que les tourterelles s’interpellent. Sous la toiture du hangar proche, les oiseaux endimanchés ont rebâti le nid délaissé depuis bien longtemps. De la marne mêlée à la paille assure solidité et sécurité pour les oisillons qu’il me tarde d’apercevoir.
Ces oiseaux vifs et actifs sont eux aussi très fidèles. Depuis des générations déjà, ils ne manquent jamais de me rendre visite dès leur arrivée ! Eux aussi savent que je les aime…

Ma bien-aimée

Un soir, alors que je promenais Sultan, un éclat sur un rocher attira mon regard. Dans la nuit sans lune, pour moi qui connaissais l’endroit par cœur, cela me sembla insolite. Sultan errait comme de coutume.
Je m’approchai du lieu où le phénomène s’était produit et je remarquai une enveloppe coincée sous une pierre. Elle contenait une lettre pliée en quatre et une délicate bague en or sertie d’une pierre précieuse azurée.
Sans violer le secret des amants inconnus, je remis tout en place en m’assurant que nul autre que la récipiendaire ne pourrait le découvrir.
De retour, j’ai tracé ce soir-là ces mots que seul ton cœur pourra entendre :
“Comme des amants, chaque soir dans le secret de mon âme, ta pensée m’habite. Le mystère de la vie m’emporte alors dans la nuit et, chaque jour, je me construis en tendresse pour rayonner près de toi, à minuit, en secret.

Ma bien-aimée

De la grotte, 16 septembre 1793.

Mon cœur me l’avait dit : toute âme est sœur d’une âme ;

Dieu les créa par couple, et les fit homme ou femme ;

Le monde peut en vain un temps les séparer,

Leur destin tôt ou tard est de se rencontrer ;

Et, quand ces sœurs du ciel ici-bas se rencontrent,

D’invincibles instincts l’une à l’autre les montrent :

Chaque âme de sa force attire sa moitié.

Cette rencontre, c’est l’amour ou l’amitié,

Seule et même union qu’un mot différent nomme,

Selon l’être et le sexe en qui Dieu la consomme,

Mais qui n’est que l’éclair qui révèle à chacun

L’être qui le complète, et de deux n’en fait qu’un.

Alphonse de Lamartine – Jocelyn, troisième époque